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Altered Carbon

  • eligrayson22
  • 26 juil. 2024
  • 14 min de lecture

Bonjour à toustes !


La série que je vais vous présenter aujourd'hui est une série américaine de science-fiction catégorisée comme du cyberpunk. Créée par Laeta Kalogridis (Avatar, Shutter Island, Alita: Battle Angel) d'après le roman éponyme écrit par Richard K. Morgan qui parut en 2002, la première saison de la série fut commandée par Netflix en 2016 et mise en ligne sur la plateforme de streaming en 2018. Je vais vous parler de la série Altered Carbon.


Comme à chaque fois, commençons avec un court synopsis : Dans un futur où les humains peuvent transférer leur esprit d'un corps à l'autre, Takeshi Kovacs -un rebelle- est ramené à la vie 250 ans après sa mort pour résoudre le meurtre vicieux de l'homme le plus riche du monde -Laurens Bancroft- en échange de sa liberté. Pour y parvenir, il devra trouver des alliés, faire attention à tous les détails et se souvenir de ce qui lui a été inculqué en tant que corps diplomatique.


Et une petite présentation technique :


- Créée par : Laeta Kalogridis.


- Musique de : Jeff Russo.


- Casting principal : Joel Kinnaman, Renée Elise Goldsberry, James Purefoy, Kristin Lehman, Martha Higareda, Dichen Lachman, Chris Conner, Ato Essandoh, Trieu Tran, Anthony Mackie, Lela Loren, Simone Missick, Dina Shihabi, Torben Liebrecht.


LA PRODUCTION

Comme je le disais dans l'introduction, Netflix a commandé la série en janvier 2016 soit quinze ans après que Laeta Kalogridis -la créatrice de la série- ait posé une option sur les droits pour une adaption en film du roman Altered Carbon de Richard K. Morgan sorti en 2002. Selon elle, la nature complexe du roman et le fait que le sujet soit classé déconseillé aux moins de 16 ans faisaient qu'il était difficile de vendre le projet à une société de production. Mais tout cela c'était avant que Netflix ne lance le projet sous forme de série ! En effet, la série était l'un des nombreux drames commandés en peu de temps par la plateforme de streaming qui s'était engagé à dépenser 5 milliards de dollars en contenu original et qui accepta d'en faire un projet pour un public averti de plus de 16 ans.


Laeta Kalogridis a donc co-écrit le scénario et été productrice exécutive en plus de son rôle de créatrice du projet. Richard K. Morgan, l'auteur du roman, a été consultant pendant la production de la série. La première saison -composée de 10 épisodes- est sortie en 2018 et la seconde saison -composée de 8 épisodes- est sortie en 2020.


Netflix avait également annoncé, en 2018, la production d'un film d'animation dérivé de la série servant à "élargir l'univers" en ajoutant de nouveaux éléments de la mythologie de l'histoire.

Intitulé Altered Carbon : Resleeved et sorti en mars 2020 soit un mois après la sortie de la saison 2, le long métrage utilise des dessins de personnages de l'artiste manga Yasuo Ōtagaki (Moonlight Mile). Il est écrit par Dai Satō (Ghost in the Shell, Cowboy Bebop) et Tsukasa Kondo, réalisé par Takeru Nakajima (Sword Art Online) et Yoshiyuki Okada et produit par le studio Anima. Il comprend également une bande-son originale de Keigo Hoashi (la franchise de Square Enix Nier) et Kinuyiki Takahashi.


Suite à la sortie de la seconde saison et du film d'animation, Netflix décida en avril 2020 de ne pas renouveller la série. Contrairement à l'annulation d'autres séries, la décision d'annuler Altered Carbon n'est pas liée à la pandémie de COVID mais découle du manque de rendement des visionnages par rapport au renouvellement des coûts de la production. En effet, la série était la production Netflix la plus chère à ce jour et, même si les coûts de production n'ont pas été divulgués, Joel Kinnaman -qui incarne Takeshi Kovacs, le personnage principal de la série- a déclaré qu'ils avaient « un budget plus important que les trois premières saisons de Game of Thrones ».


Assez de présentation, il est temps de se plonger dans le vif du sujet ! Pour être parfaitement honnête, je n'ai pas apprécié mon visionnage de cette série mais j'y reviendrai. Je n'ai pas réussi à la regarder dans son intégralité et je n'ai pas vu le film bien que je pense que je lui donnerai un jour sa chance. Je vous dis cela maintenant car, dans mes observations et remarques, il y aura des questions qui me restent et qui peut-être sont répondues dans les épisodes que je n'ai pu me résoudre à regarder.


L'UNIVERS

Mais commençons tout d'abord par vous présenter un peu plus l'univers dans lequel la série nous plonge. La première saison se déroule en 2384, dans une ville futuriste nommée Bay City. Dans ce futur, la mémoire et la conscience d'une personne peuvent être stockées sur un disque -appelé pile- implanté dans la nuque de son enveloppe corporelle. L'enveloppe peut être humaine ou synthétique. En cas de mort physique, ces disques de stockage peuvent être transférés dans u;ne nouvelle enveloppe. Cependant, si une personne a son disque de détruit alors sa mort est définitive. Si cela signifie théoriquement que chacun peut prétendre à l'immortalité, dans la pratique seuls les plus riches -les Maths (en référence à Mathusalem qui en anglais se dit Methusalem)- ont les moyens de le faire grâce à l'usage de clones et à des sauvegardes à distance de leur conscience. En effet, celles-ci sont très onéreuses et donc réservées à une certaine élite financièrement confortable.


Dans cette réalité, Takeshi Kovacs -interprété par Byron Mann (Skyscraper, The Big Short) dans les flashbacks- est un agent politique aux talents de mercenaire. Il est le seul soldat survivant des Diplo (“Envoys” en VO), un groupe rebelle vaincu lors d'un soulèvement contre le nouvel ordre mondial.


Dans la première saison, qui se déroule 250 ans après la destruction des Envoyés, la pile de Kovacs est tirée de la prison où Kovacs a été condamné par le Math Laurens Bancroft. Interprété par James Purefoy (Solomon Kane, Churchill, Rome) , cet homme âgé de 300 ans est l'un des hommes les plus riches des mondes alors établis. Bancroft offre à Kovacs une nouvelle enveloppe -sous les traits de Joel Kinnaman (RoboCop, Suicide Squad)- et la possibilité de résoudre un meurtre pour obtenir une nouvelle chance dans la vie.


La seconde saison d'Altered Carbon commence 30 ans après la conclusion de la saison 1. Nous retrouvons Takeshi Kovacs -interprété par Anthony Mackie (Captain America : Civil War, Black Mirror, Notorious)- le seul soldat survivant d'un groupe de guerriers interstellaires d'élite, poursuivant sa quête séculaire pour trouver son amour perdu, Quellcrist Falconer -interprétée par Renée Elise Goldsberry (Hamilton, The Good Wife, Masters of Sex). La saison reprend certains personnages d'Anges déchus -le second tome de la série- mais possède une trame se rapprochant de celle du troisième tome de la série, Furies déchaînées


LE GENRE POSTCYBERPUNK

Le terme postcyberpunk est utilisé pour la première fois aux alentours de 1991 pour décrire le roman de science-fiction de Neal Stephenson Le Samouraï virtuel.


En 1998, dans un article nommé Notes pour un manifeste postcyberpunk, l'écrivain et critique Lawrence Person identifie l'émergence d'un courant postcyberpunk par rapport au cyberpunk. Le cyberpunk a été populaire vers la fin des années 1970 et durant les années 1980 (Blade Runner de Ridley Scott, Neuromancien de William Gibson). Lawrence Person définie le postcyberpunk comme faisant “apparaître des personnages et des cadres différents du cyberpunk, et, surtout, fait des hypothèses fondamentalement autres sur le futur. Loin d’être des marginaux solitaires, les personnages de postcyberpunk font bien souvent partie intégrante de la société. Ils évoluent dans un futur qui n’est pas nécessairement anti-utopique (en fait, ils baignent souvent dans un optimisme qui va de la prudence à l’exubérance), mais leur vie quotidienne reste marquée par le renouvellement technologique rapide et une infrastructure informatisée omniprésente.” (Notes pour un manifeste postcyberpunk, 1998).


Les éléments suivants sont les majeurs différences entre le postcyberpunk et le cyberpunk :

  • Comme son prédécesseur, le postcyberpunk décrit donc un futur proche et réaliste plutôt que des futurs lointains se déroulant dans l'espace. L'attention est portée sur les effets sociaux de la technologie déployée sur Terre plutôt que sur les voyages dans l'espace. 

  • Le cyberpunk traite typiquement de solitaires évoluant au sein d'une dystopie tandis que le postcyberpunk tend à traiter des personnes qui sont plus impliquées dans la société, issues des classes moyennes de la population et les descriptions très détaillées de l’environnement des personnages y sont très présentes.

  • L’individu postcyberpunk a tendance à être chaleureux et drôle, tentant la séduction par l’optimisme après des années de séduction par l’effroi avec l’individu cyberpunk qui est plus froid et sinistre.

  • Dans le cyberpunk, les effets aliénants de la nouvelle technologie sont mis en exergue, tandis qu'avec le postcyberpunk, la technologie est la société. Le postcyberpunk permet donc d’inclure plus de thèmes technocratiques et relatifs au revers de la médaille de la technologie que le cyberpunk.

  • Le postcyberpunk offre également une description plus réaliste des ordinateurs, consistant par exemple de la substitution de la réalité virtuelle classique par un réseau de voix, d'images, de sons ou d'holographies basé sur Internet ou encore l'abandon des implants métalliques au profit de modifications du corps recourant aux biotechnologies (notamment les nanotechnologies).


Le postcyberpunk a sans doute en partie émergé du fait que les auteurs de science-fiction et la population en général commençaient à utiliser ordinateurs, Internet, PDA sans souffrir de la fracture numérique massive prédite dans les années 1970 et 1980. L’idée sous-jacente est donc d’humaniser la construction des univers cyberpunk et de les rapprocher de la vie que la population mondiale pouvait envisager dans le futur avec les nouvelles technologies qui fleurissaient. Les visions cauchemardesques engendrées par le genre, y compris et surtout dans l’imaginaire populaire, ont recouvert ce qu’un tel futur pouvait contenir de désirable. Il ne s’agit pas de dire que le paradis technologique est pour demain, mais qu’il est possible d’être bien portant et sain d’esprit dans un univers hyper-technologique.


Des oeuvres emblématiques du genre telles que Ghost in the Shell de Masamune Shirow,  ou encore l’univers des jeux vidéos Deus Ex et Deus Ex: Invisible War de Ion Storm, Deus Ex: Human Revolution et Deus Ex: Mankind Divided de Eidos Montréal ont largement contribué à démocratiser le genre auprès du public. 


LES DIFFÉRENCES D'AVEC LE ROMAN

N’ayant pas lu les livres, je vous donne les informations telles que j’ai pu les trouver au cours de mes recherches sur la série. Je pense que je tenterai un jour de lire les romans car, tout comme  pour le visionnage du film d’animation, la thématique m’intéresse beaucoup. Ayant peur de  la direction prise par l’évolution de notre société, de son rapport à la technologie et notamment de son utilisation intempestive et irrationnelle des intelligences artificielles, je suis toujours intéressé des mises en garde que les artistes tentent de faire passer au travers de leurs oeuvres, quelqu’en soit le médium. Et j’aime à penser que ce n’est pas parce qu’une adaptation ne m’a pas plu -ça peut arriver- que le matériel d’origine ne vaut pas le coup d’être découvert.


La première saison est donc basée sur le roman Altered Carbon de Richard Morgan qui fut publié en 2002. Il s’agit du premier tome d’une trilogie relatant les aventures de Takeshi Kovacs, série techno-thriller postcyberpunk se déroulant sur la côte ouest des États-Unis à la fin du XXVe siècle. Bien que la plupart des principaux points de l'intrigue du premier tome sont conservés par l'adaptation, la série présente plusieurs changements majeurs pour les personnages et les organisations :


  • Dans le roman, les Diplos sont des soldats d'élite du Protectorat des Nations Unies basé sur la Terre, le total opposé des rebelles combattants de la liberté dépeints dans la série, originaires du Monde d'Harlan où Takeshi Kovacs est né.

  • Dans le livre, Takeshi Kovacs a été emprisonné pour son travail indépendant après avoir quitté les diplos, tandis que dans la série, Kovacs est un rebelle capturé. 

  • Le personnage de Reileen Kawahara dans le roman n'était que le patron impitoyable du monde souterrain de Kovacs et n'avait aucune relation de sang avec lui, contrairement à leur relation entre frère/sœur dans la série où elle est interprétée par Dichen Lachman

  • La diplo qui a formé Kovacs dans le livre était Virginia Vidaura alors que dans la série elle n'est qu'un personnage mineur. Le rôle de son entraîneur et son histoire sont reportés sur le personnage de Quellcrist Falconer, qui, dans le troisième livre, est la figure historique ressemblant à un messie. 

  • La rébellion de Falconer n'a pas eu lieu pendant l'entraînement de Kovacs, comme dans la série, mais bien avant la naissance de Kovacs dans les livres.

  • Dans le roman de Richard K. Morgan, l'hôtel Hendrix est un personnage crucial. Il ne s'agit pas seulement d'un bâtiment sur le thème de Jimi Hendrix, mais aussi d'une intelligence artificielle sous l’apparence de Jimi Hendrix qui entretient des liens étranges avec son seul client, Takeshi Kovacs. La succession de Hendrix ayant refusé de concéder une licence pour son image pour la série télévisée en raison de sa violence, la créatrice de la série, Laeta Kalogridis a choisi la ressemblance d’Edgar Allan Poe -interprété par Chris Conner- et un hôtel de l'époque victorienne pour l’IA de remplacement à l’image de Poe et a dit qu'il se juxtaposerait bien à l’aspect futuriste de Bay City. 

  • Dans les livres, Kristin Ortega -interprétée par Martha Higareda- est un personnage beaucoup moins important. Personnage féminin principal de la série, la détective dévouée n'a pas de combat dévastateur avec le Ghostwalker et n’obtient pas non plus un nouveau bras superpuissant. Son intrigue secondaire avec sa famille et sa religion n'est pas explorée dans le livre et elle n'est pas capturée et torturée par Rae - bien qu'elle soit tout de même torturée. Aussi, dans le livre, son partenaire s'appelle Rodrigo et non Aboud, et il ne sort absolument pas avec sa mère.


Et ce ne sont qu’une partie des modifications qui ont été apportées lors de l’adaptation des romans pour Netflix.


THÉMATIQUES

Avançons maintenant et passons aux thèmes abordés dans cette oeuvre dystopique. En effet, beaucoup de thématiques abordées par la série -comme l’interface homme-machine, l’alliance de la technologie avec notre société, le cyberespace et la réalité objective, l’hyper-urbanisation, l’intelligence artificielle- sont des sujets récurents dans les oeuvres cyberpunk et postcyberpunk. 


Le sujet soulève également, de part l’implication technologique, des questionnements moraux. Le meurtre est-il toujours immoral s'il est consenti et que la victime peut être réimplémentée dans un nouveau corps en l’espace de quelques minutes ? La police délivrant elle-même des permis pour des combats à mort spectaculaires, organisés dans les demeures des riches, et des maris et femmes faisant équipe pour s'affronter jusqu'à la mort pour se divertir (le vainqueur recevant une nouvelle enveloppe corporelle améliorée).


Mais il y a une autre implication majeure qui a été évoquée pendant la première saison d’Altered Carbon et que Laeta Kalogridis souligne elle-même: la séparation de l'âme et du corps et la question de l'identité de genre. En effet, si vous pouviez choisir votre propre corps, choisiriez-vous celui avec lequel vous êtes né ? Question particulièrement importante pour les personnes transgenre ou dont le genre est fluide, pour la créatrice de la série , le sujet n'a été qu'effleuré dans la première saison. Elle a cependant déclaré à TheWrap en 2019 qu'elle aimerait explorer cette dimension plus en détail :

"L'idée que ce type de technologie permette de créer des intersections intéressantes entre l'idée que l'on se fait de son physique et l'idée que l'on se fait de qui l’on est intérieurement ou de sa spiritualité, ou l'idée d'être fluide d'une certaine manière, permet de rendre l'idée de changer de sexe beaucoup plus facile si l'on n'a pas à le faire chirurgicalement. Au minimum, ça devient un processus différent. Vous êtes toujours dans un corps dans lequel vous n'êtes pas né. Mais je pense qu'explorer l'idée de pouvoir recréer le soi physique d'une autre manière, je veux dire que nous avons à peine effleuré la surface de cela. Et que l’on soit LGBTQ ou que nous soyons en questionnement sur la façon dont nous nous sentons à l'aise ou non dans nos corps physiques, sont des choses que la série a tout à fait raison d'explorer, mais qu'elle n'a pas encore été en mesure de faire. Bien que nous l’ayons abordé dans la première saison, nous ne l'avons que peu abordé par manque de temps. Si nous sommes renouvellés pour une seconde saison, ce que nous ne savons pas encore, nous approfondirons ce sujet qui n’avait pas non plus été abordé dans les livres. Nous sommes allés un peu plus loin que les livres mais franchement, il était temps.”

Ce qui à mes yeux est assez intéressant dans les thèmes abordés est le fait que les créateurs -Richard K. Morgan et Laeta Kalogridis- ont tous deux conscience que les évolutions technologiques quelles qu’elles soient modifient la structure du monde, comme l'ont fait les voitures, les voyages en avion, l'internet et les téléphones portables et qu’ils n’essayent pas d’enrober d’un doux nuage rose les dangers qui pourraient nous attendre dans quelques décénnies.


COSTUMES

S’il y a bien un aspect qui m’a étonné c’est le travail des costumes sur la série. Ayant lu que la production avait créé approximativement 2000 costumes pour la série dont 500 pièces uniques et sur-mesure, je m’attendais à en prendre plein la vue de ce côté. Et bien que le travail d’Ann Foley (Marvel's Agents of SHIELD) pour la saison 1, de Cynthia Ann Summers (The Last of Us) pour la saison 2 et de leurs équipes soit visible, je m’attendais à des costumes plus grandioses, notamment pour les Bancroft qui sont une des familles les plus riches sur Terre au moment de l’histoire. La direction artistique choisie fut de faire des costumes simples et réalistes pour illustrer la mode du futur tout en ajoutant une palette de couleurs et des détails spécifiques notamment pour les Maths. 

Cependant, j’apprécie beaucoup l’idée des subtils changements dans les costumes pour les personnages qui utilisent la même enveloppe corporelle afin de les différencier comme par exemple avec Miriam Bancroft et sa fille Naomi -toutes deux interprétées par Kristin Lehman. La comédienne a d’ailleurs déclaré à ce sujet qu’elle était très intéressée par le challenge que cette ambivalence requierait et qui différait de ses rôles habituels.


LIEUX DE TOURNAGE

La série a été principalement filmée aux Studios Skydance de Vancouver au Canada où ils sont restés pendant huit mois pour filmer la première saison. La plupart des scènes d'Altered Carbon ont été créées sur fond vert et en images de synthèse afin d’accentuer l’effet futuriste de l’univers.


L'acteur principal Joel Kinnaman a d’ailleurs déclaré à la publication canadienne K5 News à propos du tournage :

« Nous avions un plateau de tournage qui faisait trois terrains de football de profondeur. Environ 400 ou 500 figurants s'agitaient autour de nous, c'était une véritable ville vivante, avec des magasins de nouilles, des ouvriers du bâtiment et des officiers de police... On pénettrait dans l’univers sans avoir à imaginer quoi que ce soit ».


Certains décors eux ont été filmés dans des lieux bien réels comme les jardins de Laurens Bancroft qui ont été filmés dans la roseraie de l'Université de Colombie-Britannique ou encore le hall du Marine Building qui a servi de maison à la famille Bancroft. 


L'ancien bâtiment de la Poste Canada a servi de décor à la clinique Wei, où Kovacs a été torturé. Les scènes avec les diplos ont été filmées sur le pont suspendu Sea to Sky Gondola, à Squamish. 


Parmi les autres lieux de tournage à Vancouver, citons le bâtiment ouest du Centre des congrès, le centre d'accueil des visiteurs du jardin botanique VanDusen, le musée d'anthropologie de l'Université de Colombie-Britannique et le Qube.


MUSIQUE

Pour finir, je voudrais m'arrêter un instant sur le travail qui a été fait par Jeff Russo (Umbrella Academy) et son équipe sur la bande sonore de la série car c'est pour moi le seul véritable point positif de cette adaptation. Ce qui m'a particulièrement plu dans leurs propositions est qu'ils ont réussi à allier des morceaux très modernes comme de la techno ou encore du hard rock (par exemple Karate de BABYMETAL) à des morceaux beaucoup plus anciens comme des masterpieces jazz de Django Reinhardt ou bien même à des morceaux de musique classique (Anton Dvorak ou Mozart). Et mêlée à cette alliance viennent se placer les créations originales composées par Jeff Russo pour la série. Cette bande-son est ce qui permet de créer des atmosphères très uniques à chaque scène et qui permet au spectateur d'identifier plus facilement les personnages mais aussi les enjeux de chaque scène avec plus d'aisance.


Pour être parfaitement honnête, lors de la rédaction de cet article, j'écoutais la bande son de la série qui, même hors de la série, est très entraînante et captivante. Elle m'a permis alors que je n'avais pas réellement accroché à la série de me plonger dans cet univers et d'en tirer des réflexions personnelles. Pour moi, c'est une des plus grandes preuves d'un travail de compositeur réussi : parvenir à embarquer quelqu'un dans un univers souhaité au seul moyen de quelques morceaux de musique.


CONCLUSION

Et voilà pour ce qu'il en est de la série Altered Carbon. Si vous avez tenu jusque-là, je vous en remercie !


Moi qui suis d'un caractère plutôt tenace et n'aime pas abandonner les séries en cours de route -même quand elles ne me plaisent pas, je dois bien avouer que je suis déçu de devoir ajouter cette série à la courte liste des séries abandonnées où elle rejoint The Walking Dead et Breaking Bad (entre autres). J'espère qu'un jour le film d'animation Altered Carbon : Resleeved trouvera grâce à mes yeux et rachètera l'adaptation de cet univers qui au demeurant à l'air intéressant à explorer.


En attendant ce jour, je vous laisse. Malgré cet échec pour moi, je ne peux que vous conseiller de suivre le travail de Laeta Kalogridis et de lire cette belle interview d'elle faite par le site Refinery29 dans laquelle elle parle entre autres choses de son approche de la nudité comme arme féministe.


Pour celles et ceux qui auraient vu la série ou lu les romans, je suis curieux de connaître votre avis, surtout s'il diverge du mien. Alors n'hésitez pas à laisser un petit commentaire sous l'article ou m'envoyer un message, sur le blog ou sur Instagram à @theaddictedwatcherreviews.


Bonne semaine à toustes, bons visionnages et à la prochaine !


Eli.


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