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Désenchantée

  • eligrayson22
  • 3 sept. 2024
  • 15 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 mai 2025


Bonjour à toustes !


Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter la série qui a été choisie par le gagnant du jeu sur le dernier article bonus (sur Instagram, @theaddictedwatcherreviews). Créée par Matt Groening (The Simpsons, Futurama, The Tracy Ullman Show) et Josh Weinstein (The Simpsons, Futurama, Gravity Falls), cette série d’animation pour adultes est sortie sur Netflix en 2018 et a couru jusqu'à sa conclusion sortie en 2023. Composée de 50 épisodes répartis sur trois saisons, la série et son humour noir ont su conquérir le coeur du public mais aussi de la critique. Je vous parle bien sûr de la série Désenchantée (Disenchantment en VO) !


Pour commencer, comme toujours, un court synopsis : Située dans le fictionnel royaume médiéval  de Dreamland, la série suit l'histoire de la princesse Bean, aventureuse, rebelle et alcoolique, de son « démon personnel » Luci et de leur compagnon elfe Elfo. La troupe explore Dreamland et d'autres terres voisines et découvre une conspiration mythique dont Bean est la clef…


Et une petite présentation technique :


- Créée par : Matt Groening et Josh Weinstein.


- Musique de : Mark Mothersbaugh.


- Casting principal : Abbi Jacobson, Eric André, Nat Faxon, John DiMaggio, Tress MacNeille, Matt Berry, Maurice LaMarche, Sharon Horgan.


Cet article sera possiblement moins long que ceux que je peux faire en temps normal, non pas que je n’ai pas apprécié la série, au contraire elle m’a beaucoup plu, mais je n’ai pas non plus tant de choses à en dire.


GENRE

Avec Désenchantée, Matt Groening a voulu créer une aventure dans un monde médiéval fantastique qui lui permettait de se détacher des univers très marquants qu’il avait pu créer auparavant avec The Simpsons -qui se passe dans notre monde actuel mais plus centré dans les années 90 aux États-Unis- mais aussi avec Futurama -qui se passe dans un monde futuriste. Il mêle donc dans l’écriture plusieurs genres, créant un mélange unique qui le différencie des autres séries animées : 


1. Le fantastique : Le cadre principal de la série est un monde médiéval fantastique appelé Dreamland qui comprend des créatures magiques (elfes, démons, sirènes), des sorts et des éléments mythiques. Les aspects fantastiques permettent une construction créative du monde et de l'intrigue.



2. L'humour : Le ton humoristique de la série est un élément essentiel, allant de la comédie burlesque à la comédie noire et à la satire. Il parodie souvent les tropes fantastiques et les décors médiévaux et utilise à la fois des jeux de verbe et des gags visuels.


3. L'aventure : Les personnages se lancent fréquemment dans des quêtes et des voyages, explorant de nouvelles terres et affrontant divers défis. Ces aventures sont le moteur de l'intrigue et du développement des personnages.



4. Le drame : Au fur et à mesure que la série progresse, elle intègre davantage d'éléments dramatiques, explorant des thèmes plus profonds et des intrigues émotionnelles. Les relations entre les personnages et leur développement personnel prennent de plus en plus d'importance et permettent, en leur donnant de la profondeur, d’avancer dans la progression de l’intrigue.


5. La satire : La série fait souvent la satire des problèmes modernes à travers sa lentille fantastique en critiquant notamment les normes sociales, la politique et la nature humaine.


6. La science-fiction : Bien qu'il s'agisse avant tout d'une série fantastique, la série intègre parfois des éléments de science-fiction, en particulier dans les dernières saisons avec notamment de voyages dans le temps et de technologies avancées dans un cadre médiéval.



7. Le mystère : Les révélations sur le passé des personnages ajoutent un élément de mystère à la série et permettent l’avancée de l’intrigue. Les théories du complot et les vérités cachées sont omniprésentes dans le récit.


8. Le passage à l'âge adulte : Le parcours de Bean, qui se découvre et s'épanouit, donne à la série une dimension très humaine et à laquelle les spectateurs peuvent en partie se raccrocher. Cet aspect devient plus important au fur et à mesure que la série progresse.



9. L’animation pour adultes : Bien qu'elle ne soit pas aussi explicite que d’autres séries d'animation pour adultes, Désenchantée aborde des thèmes matures et comprend du contenu destiné à un public adulte, notamment dans son humour mais également dans les thématiques de l’histoire.


Le mélange de ces genres permet à Désenchantée de plaire à un large éventail de téléspectateurs et d'aborder différents styles de narration. Elle se différencie des œuvres précédentes de Matt Groening en s'appuyant plus fortement sur la narration en série qui est filée à travers toute la série et non pas épisodique. Elle s’appuie également plus sur les éléments fantastiques, tout en conservant son style humoristique caractéristique.


Bien que l'équilibre entre la comédie et les éléments plus sérieux soit parfois inégal, la capacité de la série à passer d'une comédie légère à des moments plus dramatiques a souvent été considérée à la fois comme une force et comme un défi dans le maintien d'un ton cohérent.


HUMOUR

L'humour de Désenchantée est multiforme et s'inspire de différents styles comiques. Elle utilise le sarcasme et l'esprit, particulièrement évidents dans les dialogues de Luci et les boutades de Bean, sont souvent utilisés pour renverser les attentes ou commenter des situations absurdes. Le comique tiré des traits de personnalité et des bizarreries des personnages principaux est lui aussi très présent. La naïveté d'Elfo, le cynisme de Luci et la rébellion de Bean sont des sources fréquentes de plaisanterie. Les anachronismes font référence à des sensibilités modernes et ainsi implémentées dans un cadre médiéval fantastique, ils permettent de créer de l'humour par le contraste entre les idées contemporaines et l'époque à laquelle se déroule la série. Les blagues de fond et les gags visuels rappellent les autres œuvres de Matt Groening et permettent de créer une rupture dans une situation dramatique. Il y a également des petites récompenses pour les spectateurs attentifs sous forme de blagues cachées et des «easter eggs» des autres œuvres de Matt Groening mais aussi à d’autres œuvres de la pop-culture. Bien que les références pop-culture soient présentes, certains téléspectateurs ont estimé qu'elles n'étaient pas aussi intelligentes ou nombreuses que dans Futurama qui avait placé la barre très haut pour ce type d'humour dans les séries animées.


L’humour noir, lorsqu’il est utilisé à bon escient, permet souvent le traitement de sujets morbides ou d'événements malheureux de manière plus légère. Il permet de créer un équilibre entre les éléments fantastiques et un ton plus adulte afin de contrebalancer le côté tragique de certains événements mais également la touche très absurde de certaines blagues. En effet, la série exploite les aspects bizarres et illogiques de son cadre fantastique à des fins comiques en exacerbant les côtés absurdes de ces aspects et pousse souvent les situations à des conclusions extrêmes ou inattendues pour faire rire. Cependant, l’alliance des passages d’humour noir et ceux avec des blagues plus légères est parfois maladroit et créé des moments de déséquilibre qui peuvent perturber l’appréciation du spectateur.


La série brise parfois le quatrième mur ou fait des blagues autoréférentielles sur les conventions de la narration afin de renvoyer le spectateur à son statut de témoin et la série à son statut de divertissement. Matt Groening n’hésite pas non plus à se moquer des tropes de la fantasy et des décors médiévaux. Il s'agit souvent d'un commentaire social sur des questions contemporaines -telles que l’inclusion des personnes LGBT ou encore le féminisme, à travers le prisme de la fantaisie. Son utilisation intelligente du langage et les jeux de mots, notamment des jeux sur les noms propres, fait partie des nombreux ressorts utilisés dans la construction de l’humour de la série. Elle intègre souvent des blagues à plusieurs niveaux et des running gags qui se développent au fil des épisodes ou des saisons. Ils contribuent à créer un sentiment de continuité et récompensent les téléspectateurs de longue date. Enfin, la série a également recours au slapstick qui est un style d'humour qui dépasse les limites du comique physique normal impliquant souvent la malchance ou la maladresse des personnages.


Dans l'ensemble, l'humour de Désenchantée se veut plus mature et plus complexe que celui des films et séries d'animation typiques, tout en conservant un large attrait grâce à son mélange de comédie et d'humour. 


La série a été saluée pour la qualité de l'intelligence de l'écriture et la capacité à mélanger différents styles comiques. Cependant d’autres critiques ont fait ressortir que l’humour différait beaucoup par rapport à Futurama et aux Simpsons et ne les avait pas séduit. L'équilibre entre l'humour et les éléments plus sérieux, axés sur l'intrigue, a également fait l'objet de discussions, certains estimant que la comédie avait parfois pris le pas sur la narration dans les dernières saisons. De plus, certains ont estimé que de nombreuses blagues étaient trop évidentes ou s'appuyaient sur des tropes usés, surtout si on les compare à l'humour novateur de Futurama ou des premières saisons des Simpsons. Bien que l'humour anachronique soit un élément essentiel de la série, certains ont estimé qu'il était trop utilisé ou qu'il n'était pas toujours exécuté de manière efficace. 


Après, il convient de noter que l'humour est subjectif et que les qualités et les défauts notés ci-dessus ne sont que ceux que j’ai pu noté mais aussi des retours que j’ai pu avoir de personnes ayant vu la série et que tout à chacun est bien évidemment libre d’avoir une opinion différente sur l’un des points mentionnés.


LE STYLE D’ANIMATION

Le style d'animation du Désenchantée est très identifiable et partage certaines similitudes avec les autres œuvres de Matt Groening tout en ayant ses propres éléments. En effet, comme dans Futurama ou The Simpsons, les personnages ont certaines caractéristiques physiques similaires comme des yeux globuleux ou une mâchoire supérieure proéminente.  Cependant, les personnages ont un design plus détaillé et plus varié, avec une plus grande variété de types de corps et de caractéristiques. Les expressions faciales des personnages elles aussi sont plus variées et plus nuancées que dans The Simpson et Futurama. Cela  permet de mieux transmettre des émotions complexes grâce à une animation plus fluide et cela favorise également les moments les plus dramatiques de la série. Les vêtements et les accessoires sont eux aussi plus complexes, ce qui correspond à l'univers fantastique.



En parlant de l’univers fantastique, la série utilise une palette de couleurs riches et vibrantes qui convient mieux à l’univers. C’est une gamme de couleurs plus large que celle dans The Simpsons, avec des effets d'ombrage et d'éclairage plus subtils. Elle incorpore également des effets magiques et des éléments fantastiques qui n'étaient pas présents dans les autres séries de Matt Groening en utilisant des effets numériques afin d’améliorer les techniques d'animation traditionnelles. De plus, la série utilise des techniques d'éclairage plus avancées pour créer une ambiance et une atmosphère différentes de Futurama et des Simpsons. L'utielition d'ombres et de dégradés de couleurs permet de mettre en valeur le décor fantastique. Les arrière-plans au format 16:9 -donc en écran large- permettent des visuels très détaillés qui participent eux-aussi à donner vie à l'univers médiéval fantastique de façon plus élaborée et plus variée que dans les autres œuvres de Matt Groening. Ainsi, ils reflètent une palette de lieux plus variée et une meilleure incorporation des éléments magiques. Ils contiennent aussi souvent des blagues ou des références cachées.



D’un point de vue plus technique, la série tire parti du cadre fantastique pour créer des séquences créatives et visuellement frappantes. L’animation de la série ayant été confiée aux Studios Rough Draft, comme pour celle de Futurama, beaucoup de similitudes entre les deux œuvres sont identifiables et les distinguent un peu plus des Simpsons qui elle est animée par divers studios d’animation -dont Rough Draft. Les scènes d'action sont plus dynamiques et plus élaborées que dans les précédentes œuvres de Matt Groening. Bien que principalement en 2D, la série incorpore parfois des éléments en 3D pour certains effets ou certaines scènes et maintient un style cohérent tout au long de la série, avec des améliorations progressives au fil du temps.


Le style d'animation de Désenchantée a été salué pour son souci du détail, en particulier dans l'arrière-plan et le design des personnages. Le style soutient efficacement les aspects comiques et plus sérieux de la série, permettant des performances expressives des personnages et une construction immersive du monde. On peut d’ailleurs considérer l'animation de Désenchantée comme une évolution du style de Matt Groening avec une adaptation aux techniques modernes et à un cadre fantastique. 


DÉVELOPPEMENT DES PERSONNAGES

Le développement des personnages dans Désenchantée a été généralement considéré comme l'un des points forts de la série, en particulier au fur et à mesure que la série avançait. 


Bien entendu, je ne vais pas retracer le parcours de chaque personnage car ce serait beaucoup trop long mais je voudrais au moins aborder un petit peu le travail fait sur les trois personnages centraux de la série. 


[SPOILER]


Premièrement, Bean -de son nom complet Tiabeanie Mariabeanie de la Rochambeau Grunkwitz- commence la série en étant dépeinte comme une princesse rebelle et alcoolique qui fuit ses responsabilités et recherche désespérément la liberté. Son impulsivité et sa capacité à prendre les mauvaises décisions sont mises en avant afin d'exacerber l’évolution future du personnage. En effet, à travers les aventures qu’elle va vivre et les découvertes qu’elle va faire, elle deviendra un personnage plus responsable et plus conscient de lui-même.

Ses amitiés avec Elfo et Luci l'aident à se développer émotionnellement et à apprendre la loyauté, la confiance et l’encouragent à se dépasser. De plus, les relations compliquées de Bean avec son père, le roi Zøg, et sa mère, la reine Dagmar, sont des points cruciaux de son développement. Entre les attentes de Zøg vis-à-vis de sa princesse de fille et héritière, et les manipulations de Dagmar, elle est amenée à une compréhension plus nuancée de la famille. Ses expériences romantiques contribuent à l’évolution de son personnage car elles l’aident également à mieux se comprendre et influencent ses décisions. De nombreux dilemmes éthiques se présentent à elle et grâce à toutes ces expériences, elle montre une évolution de ses valeurs mais aussi de sa force de caractère.

Toujours aussi têtue, elle finit par assumer sa part de responsabilités et son rôle de leader mais toujours selon ses propres termes. Ses problèmes d'identité, de relations et de capacités magiques sont compréhensibles par le public et la qualité de l’interprétation faite par Abbi Jacobson -qui fait la voix de Bean en VO- met en valeur l’ambivalence du personnage, sa fragilité, ses forces et son évolution. L'évolution de Bean est l'un des points forts de la série grâce à la profondeur apportée à son personnage au fil du temps. Sa transformation d'une fêtarde unidimensionnelle en un personnage complexe aux multiples facettes, avec de vraies luttes et de vrais triomphes, est souvent citée comme l'un des points forts de la série.


Ensuite, le développement de Luci -Lucifer- est assez intéressant et unique en son genre en raison de sa nature démoniaque. Il nous est présenté comme le démon personnel de Bean envoyé pour la corrompre et causer le chaos et est donc dépeint comme un personnage sarcastique et machiavélique encourageant régulièrement Bean dans ses pires travers.

Cependant, au fil de la série et du développement de sa relation avec Bean et Elfo, le personnage de Luci vient remettre en question son objectif initial ainsi que sa loyauté envers son maître démon pour prendre son indépendance. Ce conflit interne permet de montrer que le personnage est en capacité de développer son sens moral au-delà de ce qu’il anticipait initialement. Bien que restant un démon tout le long de la série, il est intéressant de voir cette ambiguïté s'installer en lui car, à travers son parcours, le spectateur peut voir qu’il peut y avoir en chacun du bon et du mauvais. Le personnage de Luci est, grâce à son sarcasme et cette évolution, un des personnages préférés des spectateurs et l’interprétation d’Eric André souligne parfaitement cette dualité de personnage comique et de personnage sentimental. En effet, dans les dernières saisons, l’évolution de sa morale et de son attachement envers Bean et Elfo est une parfaite illustration du parcours qu’il a parcouru. Néanmoins je trouve que, sur la dernière saison, le personnage semble plus effacé, absent et c’est dommage pour un personnage qui a eu une des plus grosses évolutions au cours de la série.



Enfin, le personnage d’Elfo ! L'évolution d'Elfo tout au long du Désenchantée a suscité des réactions mitigées car, au début, certains spectateurs ont trouvé Elfo unidimensionnel et trop naïf mais son optimisme et son innocence constants sont tour à tour attachants et potentiellement ennuyeux. L'exploration de ses origines et de son héritage demi-elfe a ajouté de la profondeur à son personnage et a fourni un contexte pour ses comportements et sa façon de voir les choses. Au fil du temps, Elfo a fait preuve d'une plus grande complexité, traitant des questions d'identité et d'appartenance. Ainsi, sa perte progressive d'innocence et son affirmation de soi a rendu le personnage moins lisse et donc plus intéressant. Au début de la série, le rôle d'Elfo était principalement d’être une source d’humour mais aussi d’être un réceptacle des doutes de Bean. Mais en avançant dans l’histoire et dans son développement sa naïveté a laissé place à des moments comiques plus nuancés et bien que ce soit intéressant de le voir évoluer, le côté plus léger qu’il apportait pouvait parfois manquer. Sa relation avec Bean a également contribué grandement à faire mûrir le personnage.

L'amour non partagé d'Elfo pour Bean a été pour moi un aspect dérangeant de l’histoire car il arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et semble un peu forcé au début mais je suis aussi conscient que certains l'ont trouvé attachant et ont pu s’identifier à lui sur ce sujet. Personnellement, il m’est surtout apparu comme un motif répétitif et qu'il entravait son développement personnel. Néanmoins, ses relations avec Bean et Luci ont joué un rôle central dans son développement et ont contribué à mettre en évidence sa croissance. En somme, le voyage d'Elfo à la découverte de lui-même, en particulier en ce qui concerne son héritage et sa place dans le monde, a été considéré comme un aspect important de son arc. Au fur et à mesure qu’il est confronté à des situations plus complexes, ses réponses aux dilemmes moraux ajoutent de la profondeur à son personnage et permettent de montrer qu'il a mûri tout au long de la série. Il devient plus qu'un simple acolyte naïf mais parfois son développement peut donner l’impression de se faire éclipser par l'arc “plus important” de Bean.


[FIN DES SPOILERS]



D’autres personnages comme le roi Zøg, la reine Dagmar ou encore Oona ont eu des évolutions très intéressantes qui mériteraient d’être développées mais je ne voudrai pas trop en dire pour ne pas complètement spoiler l’histoire à celleux qui voudraient regarder la série. Je soulignerai simplement que même les personnages secondaires ont eu le droit un un développement de leur personnalités et de leurs histoires et que cela a permis d’en faire des personnages attachants et importants pour l’évolution de l’histoire.



C’est une chose à porter au crédit de la série d'avoir permis aux personnages de changer et de grandir au fil du temps, contrairement aux personnages plus statiques dans la majorité des œuvres de Matt Groening. Cependant, il est arrivé au cours de la série que le développement des personnages soit sacrifié pour les besoins de l'intrigue ce qui est dommageable pour l’évolution de certains personnages. Néanmoins, l'exploration de la dynamique familiale, en particulier les relations de Bean avec ses parents est un des points forts majeurs de la série.



LA FIN DE LA SÉRIE

Je ne vais bien entendu pas raconter les événements qui mènent à la conclusion de la série mais j’aimerai brièvement vous parler de mon ressenti. 


Sortie sur Netflix en 2023, la seconde partie de la quatrième saison conclut la série. Bien qu’elle tente de clore la plupart de ses intrigues majeures et les arcs des personnages, certaines histoires ont été précipitées car ils ont voulu conclure trop d’intrigues en trop peu de temps. Malgré les tentatives de clôture, certains points de l'intrigue ou certains mystères n’ont pas été résolus ou alors ont été expliqués de manière bancale.


Néanmoins, l’évolution des personnages et l’impact émotionnel de la clôture de certaines de leurs intrigues ont fait écho chez moi, notamment en ce qui concerne l’amitié, les relations intrafamiliales et la santé mentale.


L'équilibre entre l'humour et les éléments plus sérieux de l'intrigue dans le final paraît assez  inégal mais toujours est-il que ces deux éléments clés de la série restent présents d’un bout à l’autre de l’histoire et participent à la construction si spécifique des œuvres de Matt Groening


Bien que l'histoire principale ait été bouclée -quoique l’on pense de la fin-, certains aspects de la fin ont laissé de la place pour des histoires futures potentielles. Comme c'est souvent le cas pour les fins de séries, les opinions varient considérablement en fonction des attentes des téléspectateurs mais en ce qui me concerne, je suis un peu resté sur ma faim car il me reste des questions sans réponse et que la fin apportée me semble légèrement forcée sur le public.


MUSIQUE

La bande-son de Désenchantée joue un rôle important dans l'établissement de l'atmosphère de la série et dans l'amélioration de sa narration. Composée par Mark Mothersbaugh (The Rugrats, The LEGO Movie), la bande sonore mélange des musiques médiévales d'inspiration fantastique avec des éléments plus contemporains. Elle utilise un mélange d'arrangements orchestraux et de composants électroniques, reflétant le mélange de fantaisie traditionnelle et d'humour moderne de la série. De plus, elle aide à combler le fossé entre le cadre médiéval fantastique de la série, son humour et ses thèmes plus contemporains.


Le thème d'ouverture est un instrumental de style médiéval qui donne le ton de l'univers fantastique mais incorpore également des éléments qui évoquent à la fois les aspects fantaisistes et les aspects plus sombres de la série.


Plusieurs personnages sont associés à des motifs musicaux qui reviennent tout au long de la série et évoluent souvent en même temps que les personnages, reflétant leur développement.


La musique passe efficacement du comique à l'aventure à des tons plus sombres pour correspondre aux différentes ambiances de la série. On retrouve parfois de la musique dans le monde, comme des chansons de ménestrels ou des spectacles de taverne, qui ajoutent à l'atmosphère médiévale. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une série musicale, Désenchantée comporte parfois des chansons originales qui contribuent à la narration ou à l'humour.


CONCLUSION


Il n'y a pas eu d'annonce officielle quant à la confirmation d'une suite ou d'un spin-off de Désenchantée pour aborder les aspects ouverts de la fin. Cependant, Matt Groening et les créateurs de la série n'ont pas exclu publiquement la possibilité de revisiter le monde sans pour autant donner plus d’informations à propos de cette éventualité. Netflix, qui a diffusé la série en streaming, n'a pas non plus fait de déclaration concernant la poursuite de la série ou la commande d'une suite en dépit de la demande des fans de la série.


En ce qui me concerne, bien que les questions en suspens me laissent un léger goût amer, je ne souhaiterai pas voir de nouvelle saison de Désenchantée voir le jour de peur que, comme trop de séries, ils fassent trainer l’histoire initiale et feraient perdre à la série toute l’efficacité qui résidait dans son écriture initiale. Pourquoi pas en revanche un moyen métrage d’animation afin de clore les intrigues ouvertes sans pour autant en relancer de nouvelles qui ne seraient pas forcément nécessaires.


Dans l’ensemble, j’ai beaucoup apprécié cette série qui apporte un peu de folie et de fraîcheur dans notre quotidien tout en parvenant à aborder des sujets dans lesquels une grande partie du public peut s’identifier et parler également de sujets de société comme le féminisme et l’écologie avec humour.


Il me semble que j’ai fait le tour de ce que je pouvais vous dire sur Désenchantée de Matt Groening et Josh Weinstein alors je vais vous laisser pour le moment et retourner à mes visionnages !


Pour celleux qui tenteront de regarder ou qui auraient vu la série, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !


Comme toujours, vous pouvez suivre mes aventures et les prochains sondages sur Instagram (@theaddictedwatcherreviews). Je suis toujours ouvert aux retours et aux suggestions donc n’hésitez pas à m’envoyer un petit message si vous le souhaitez !


Bonne semaine, bons visionnages et je vous dis à très vite !


Eli


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