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Black Lightning

  • eligrayson22
  • 1 juil. 2024
  • 6 min de lecture

Bonjour à toustes !


Suite à la lecture d'un article sur le manque de représentation des noirs dans les rôles principaux dans les films et les séries télévisuelles, j'ai immédiatement eu envie d'écrire sur une série qui fut diffusée sur la CW puis sur Netflix et qui s'appelle Black Lightning. C’est donc d'elle dont je vais vous parler aujourd’hui.


Et pour commencer, comme d'habitude, un court synopsis : Jefferson Pierce est le père de deux filles -Anissa et Jennifer- ainsi que le directeur d'un lycée de banlieue. Il a fait le choix, pour préserver sa famille, de raccrocher le costume de super-héros et de cacher son identité secrète pendant une décennie. Mais, avec une fille ainée ayant un sens aiguë de la justice et un de ses étudiants vedette recruté par les 100 -un des gangs de Freeland les plus craints et les plus prolifiques, il n'aura d'autre choix que de dépoussiérer son ancien costume. Bien que recherché par les forces de l'ordre, il va reprendre le combat contre le crime sous le nom du justicier Black Lightning.   


Et maintenant une petite présentation technique :


- Personnage créé par Tony Isabella et Trevor Von Eeden avec le comics Black Lightning (1977).


- Développé par Salim Akil, Greg Berlanti et Mara Brock Akil.


- Musique de Kurt Farquhar.


- Casting principal : Cress Williams, China Anne McClain, Nafessa Williams, Christine Adams, James Remar, Marvin « Krondon » Jones III, Damon Gupton.


La raison qui m'a donné envie de rédiger cet article est tout simplement parce que celui que j'avais lu traitait de la représentation des personnes noires dans les rôles principaux. En effet, cette série est composée à 97% d'acteurs et actrices noirs donc j'ai trouvé le contre argument assez intéressant. Il est vrai que le nombre de blancs et le nombre de noirs qui réussissent à décrocher un rôle principal –que ce soit dans un film ou une série– ne sont pas égaux même si les choses évoluent lentement. Cependant, il est malheureusement vrai que les noirs qui décrochent un rôle principal sont souvent choisis parce que ce sont des œuvres qui traitent de la ségrégation, l'esclavage, le colonialisme, ou encore de l'injustice sociale. Mais tout cela ne sont que des exemples et heureusement ce ne sont pas les seuls cas où ils décrochent des rôles principaux. Je voulais vraiment montrer que même si la question de la représentation est un sujet central ces derniers temps - qu'il s'agisse de la couleur de la peau, de l'orientation sexuelle ou du handicap, Black Lightning aborde des sujets qui transcendent ces frontières intersectionelles et explorent tous leurs personnages, même les méchants.


Je vais donc principalement parler du casting de cette série car c'est pour moi un aspect très important de l'oeuvre mais également de l'histoire qui nous est présentée. Comme je l'ai déjà mentionné, le casting de cette série est composé principalement d'acteurs et d'actrices noirs et n'a qu'un seul personnage principal blanc, Peter Gambi. Joué par James Remar, il tient le rôle du bienfaiteur de Jefferson Pierce -interprété par Cress Williams, une sorte d'Alfred Pennyworth, et je pense que c'est un changement rafraîchissant. Je ne connaissais qu'une seule des actrices lorsque j'ai commencé à regarder la série mais c'est surtout mon amour des super-héros qui m'a donné envie de regarder la série. Dernièrement, celles de la CW se sont avérées très décevantes mais lorsque j’ai vu la bande-annonce de la série sur Netflix, j’ai été surpris par l’aspect « frais » de la série donc j’ai décidé de l’essayer. Je tiens à dire qu'ils n'auraient pas pu choisir un meilleur casting. Cress Williams est absolument incroyable dans le rôle de Jefferson Pierce, il est très charismatique et fait un grand personnage principal pour la série. C'est une personne énergique et cela lui permet d'apporter dans son sillage toute la force requise tant par la série que par l'incarnation du personnage. Au fil des premiers épisodes, on en découvre davantage sur la personnalité de chaque personnage et en particulier sur les trois dames principales - interprétées par China Anne McClain, Nafessa Williams et Christine Adams - qui m'ont procuré une palette d’émotions qui m’ont réellement secoué. J'aime beaucoup ce casting, je pense qu'ils sont très crédibles dans leurs rôles respectifs, on sent qu'ils se soucient les uns des autres, comme le ferait une vraie famille.


Ils ont également choisi Marvin « Krondon » Jones III dans le rôle de Tobias Whale, le grand méchant de cette série, le chef du gang des 100. Aussi bien le personnage dans le comics original que l’acteur choisi pour lui donner vie sont tous deux des albinos afro-américains. Le faciès de Krondon et son jeu d’expressions renforcent vraiment l’aspect effrayant du personnage. Mais cela ajoute également de la profondeur à l’histoire. En effet, Tobias Whale -qui déteste Jefferson Pierce mais aussi son père- tente de s'emparer de la ville en détruisant Pierce et sa réputation. Il est furieux que le père de Pierce ait détruit sa carrière, sa réputation et également que Jefferson a hérité de la popularité qu'avait Whale. Cependant, je pense qu’il pourrait y avoir une autre raison qui renforce cette haine bien qu’elle pourrait être un peu tirée par les cheveux. Je parle de la couleur de leur peau. Même si les visages de Whale - et de Krondon - ont des traits afro-américains visibles, le fait qu'ils soient albinos les fait présenter une peau pâle et des cheveux clairs, ce qui pourrait donner à Whale l'impression que les gens ne le considèrent pas autant comme une personne noire qu'ils le feraient s'il n’était pas albinos. Ce n’est qu’une hypothèse quant à la raison pour laquelle il souhaite encore plus que détruire Jefferson Pierce mais je vous en laisse les seuls juges. Ce qui est certain c’est qu’il veut l'effacer, lui, sa famille, sa réputation et son influence sur les habitants de Freeland.


De plus, et cela on le sait dès les premières minutes du premier épisode donc ce n'est pas un vrai spoiler, la série met en scène parmi ses personnages principaux une militante lesbienne noire, Anissa -la fille aînée de Jefferson Pierce, qui ose se battre pour ce en quoi elle croit et tente d'aider sa communauté en défiant ce que ses proches lui disent ce qu'elle doit faire. C’est d’ailleurs la première super-héroïne noire et queer à apparaître à la télévision (mais il y en a eu quelques autres qui ont rapidement suivit ses pas’, notamment à la CW). Nafessa Williams -l'actrice qui joue ce rôle- a déclaré à propos de son personnage : « Je suis vraiment très reconnaissante de raconter cette histoire pour les jeunes lesbiennes — et pour les lesbiennes noires en particulier. J'espère que lorsque vous regarderez Anissa, une jeune lesbienne sera inspirée à marcher elle-aussi avec audace, comme elle est, à s'aimer et à s'aimer aussi pour ce à quoi elle ressemble. » Nafessa Williams interprète là un personnage fort comme femme, comme fille, comme sœur mais particulièrement en tant que combattante. Elle apporte une force à la série en tant que personnage indépendant mais aussi un soutien à ceux qui le recherchent.


La série se concentre également beaucoup sur la violence armée et la drogue. C’est une partie importante de l'intrigue et la raison qui pousse Pierce à reprendre son ancien costume pour protéger Freeland d'un gang, nommé les 100, qui détruit la ville et ses citoyens à travers la violence et la drogue. Je ne veux pas vous gâcher toute la série, alors je dirai simplement qu'épisode après épisode, nous voyons avec quelle facilité ces deux choses peuvent détruire de nombreuses vies. Mais les « méchants » ne sont pas les seuls à recourir à la violence pour survivre. Les héros et leurs super pouvoirs sont eux aussi violents et ont des failles. Et ce n’est pas sous prétexte que les héros tentent de rendre justice à Freeland qu’ils ne sont pas susceptibles de perdre pied à ce sujet eux-aussi. Bien que beaucoup considèrent que c’est justifié, je trouve important de montrer aussi les failles des personnages, ce n’est pas parce que ce sont des héros que cela les dédouane de toutes leurs actions répréhensibles.


Le dernier aspect dont je voulais parler brièvement est la musique. Kurt Farquhar -qui est en charge de la bande originale de la série- fait un excellent travail en ce qui me concerne. En effet, la bande originale est en majorité composée de musique urbaine ce qui renforce non seulement l'aspect gang rebelle présenté dans la série mais elle accentue également la violence des scènes de combat. Il parvient à mettre en œuvre une énergie qui accompagne la progression du scénario ainsi que dans l’évolution de la profondeur des personnages.


Voilà, j'espère que vous essaierez de regarder cette série qui vaut le détour à mes yeux en dépit de certaines longueurs scénaristiques et comme toujours, dites-moi ce que vous en pensez !


Eli.

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